Advertisement
La population et la société Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

Démographie

 

En 1987, 7 620 225 habitants avaient été recensés. En 2001, la population malienne était estimée à 11 008 518, soit une densité moyenne de 8,9 habitants au km2. Les neuf dixièmes des Maliens habitent le Sud. Sur la période 1990-1995, le taux de croissance de la population était de 3,2 % par an. La mortalité infantile demeurait élevée (121 ‰), de même que l’indice de fécondité (6,81). L’espérance de vie à la naissance était de 47 ans.

40 % des Maliens sont des Mandingues, majoritairement des Bambara. Ils vivent principalement dans l’Ouest (Bamako). Les Songhaï sont établis dans l’Est, les Soninké dans l’Ouest (Kayes) ; les Sénoufo vivent autour de Sikasso, dans la zone frontalière avec le Burkina et la Côte d’Ivoire. Plus au nord-est vivent les Dogon, sur le plateau de Bandiagara. Les Peul peuplent la cuvette du Macina tandis que le Sahara est le domaine des Maures et surtout des Touareg qui nomadisent entre l’adrar et la boucle du Niger. Ces derniers, au nombre d’environ 400 000, ont toujours refusé la domination politique des Mandingues depuis l’indépendance, laquelle a également signifié pour eux la fixation des frontières et l’intégration à un cadre étatique dont ils s’accommodent mal. Un pacte national fut conclu, en avril 1992, entre le gouvernement malien et les Touareg, dont la rébellion armée s’était intensifiée dans le nord, comme au Niger voisin. Si le conflit s’est apaisé, le problème de la définition d’un espace autonome pour les Touareg demeure.

 

Découpage administratif

 

Le Mali est divisé en huit régions administratives, auxquelles s’ajoute le district de la capitale, Bamako. Les plus grandes villes ont des maires et des conseils municipaux élus. Les villes principales sont Bamako, la capitale, Ségou et Mopti, importants centres de pêche situés sur le cours inférieur du Niger. En 1999, 29 % des Maliens étaient citadins.

 

Langues et religions

 

La langue officielle est le français. Les langues mandé — bambara, malinké et dyula — ainsi que les langues voltaïques — dogon, sénoufo —, le songhaï, le hassanya et le tamacheq demeurent vivantes au sein des différentes communautés (voir langues d’Afrique). Le bambara tend à devenir la langue véhiculaire nationale.

L’islam, teinté d’animisme, est la religion de 90 % de la population. Quelque 9 % des Maliens ont conservé des croyances animistes. Le christianisme concerne 1 % de la population.

 

Education

 

Le taux d’alphabétisation était de 68,1 en 2001. Moins du quart des enfants maliens en âge scolaire vont à l’école. Le taux de scolarisation était de 49 % dans le primaire, de 13 p. 100 dans le secondaire, et de seulement 1 % au niveau universitaire en 1997. Bamako possède des écoles de gestion, de médecine et d’ingénieurs.

 

Institutions et vie politique

 

De 1968 à 1991, le Mali est dirigé par Moussa Traoré, porté au pouvoir par un coup d’État militaire. Élu deux fois sans opposition, le président Moussa Traoré gouverne en dictateur, s’appuyant sur le seul parti politique légal, l’Union démocratique du peuple malien (UDPM), fondé en 1979. Après son renversement, en mars 1991, un régime démocratique est établi et les premières élections libres sont organisées un an plus tard. L’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA) remporte la majorité des 129 sièges à l’Assemblée nationale ; son candidat, Alpha Oumar Konaré, est élu président de la République en 1992 et réélu en 1997. Amadou Toumany Touré dit ATT a été élu président de la République en 2002.

 

 

Nos collections

Colliers Ras de cou Sautoirs Archives
Voir le panier
Votre panier est actuellement vide.

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Informations

Contacts
CGV