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Introduction

 

En 1999, le produit national brut global (PNB) était de 3 milliards de dollars, soit un PNB par habitant de 240 dollars. Le Mali est l’un des pays les plus pauvres du monde. Il n’a cessé de s’appauvrir de 1985 à 1993, avec une croissance annuelle négative de 1 % en moyenne, tandis que sa dette extérieure brute était égale ou supérieure au PNB. L’économie malienne est essentiellement agricole et les récoltes dépendent presque totalement de l’irrigation et surtout des inondations du Niger et de ses affluents.

La dévaluation du franc CFA, en janvier 1994, a favorisé l’élevage, mais la mise en place d’une politique de rigueur, si elle a permis de réduire les déficits publics, a engendré une aggravation des conditions de vie de la population. En 1993 et 1994, le pays fut secoué par des manifestations étudiantes. Des concertations régionales permirent de rouvrir les écoles et l’université et de ramener la paix sociale, nécessaire au redressement économique.

 

Agriculture

 

L’agriculture occupait, en 1995, 73 % de la population active et contribuait pour 44 % au PNB. Elle se concentre sur les terres irriguées par le fleuve Niger, par ailleurs riche en poissons.

Les principales cultures vivrières sont le millet, le riz, le sorgho et le maïs. Les arachides, le coton et la canne à sucre sont cultivés pour l’exportation. L’élevage constitue une activité très importante ; le cheptel comptait 6,06 millions de bovins, 5,98 millions d’ovins, 8,52 millions de caprins et 24,5 millions de volailles en 2000. Les poissons (99 610 t) du Niger assurent la nourriture des riverains du fleuve. L’industrie de la pêche produit un surplus, qui est séché et fumé pour l’exportation dans les pays voisins.

 

Mines et industries

 

Les ressources minières sont les phosphates, le sel, l’or et l’uranium. Elles n’ont pas toutes été prospectées. Le sel fait l'objet d'un commerce traditionnel et l'or est prospecté de manière artisanale. L’activité industrielle est peu développée (11 % du PNB). La seule industrie du coton, contrôlée par la Compagnie malienne de développement des textiles et très protégée, assure 40 % de la valeur ajoutée industrielle. 61,29 % de l’électricité produite sont d’origine hydraulique.

 

Echanges

 

L’unité monétaire est le franc CFA, divisible en 100 centimes et dévalué de moitié en janvier 1994. Elle est émise par la Banque centrale des États d’Afrique occidentale. Durant la présidence de Modibo Keita, son premier chef de l’État, le Mali avait quitté la zone franc et créé sa propre monnaie, le franc malien.

La plus grande partie des opérations de commerce extérieur est entre les mains de l’administration. Les principales exportations concernent le coton, le bétail, les arachides et le poisson. Le pays importe essentiellement des produits pétroliers, des véhicules automobiles, des produits alimentaires, des machines et des produits chimiques. En 1994, le taux de couverture des importations par les exportations ne dépassait pas 40 %. Les principaux partenaires commerciaux du Mali sont la France, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Belgique, le Luxembourg, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

Une part essentielle des transports est assurée par le fleuve Niger, navigable sur la majeure partie de son cours entre juillet et janvier. Le Sénégal est navigable de Kayes à Saint-Louis du Sénégal. Une voie ferrée relie Koulikoro, Bamako et Kayes au port de Dakar. Le Mali possède environ 15 100 km de routes, dont 8 % seulement sont goudronnées. Près de Bamako se trouve un aéroport international. Air Mali, la compagnie aérienne nationale, assure des vols intérieurs et internationaux.

 

 

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