| L'Histoire |
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Le retour à la démocratie
Les libertés publiques sont rétablies par un Comité transitoire pour le salut du peuple, dirigé par le lieutenant-colonel Amadou Toumany Touré et sous l’égide duquel sont organisées les premières élections libres du Mali indépendant. En février 1993, Moussa Traoré, au terme d’un procès exemplaire, est condamné à mort et gracié en 1997. Le nouveau régime, présidé par Alpha Oumar Konaré, un professeur d'histoire qui a manifesté sa volonté de résoudre le conflit touareg, mais aussi la crise sociale, par la négociation. Ses efforts pour renforcer la démocratie demeurent cependant menacés par la persistance des difficultés économiques et une forte corruption. En mai 1997, il est réélu avec 80 % des suffrages exprimés (l’opposition a appelé au boycott). Avec un budget plus ou moins en équilibre, et la bonne image que présente son président qui affiche un train de vie modeste, le Mali est souvent cité comme un pays de « bonne gouvernance ». Conformément à la Constitution, le président Konaré, qui terminera son second mandat en 2002, entend ne pas s’accrocher au pouvoir. Dans le même temps, le parti de Konaré, l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema), remporte les élections législatives (1997) et municipales (1999). Mais le nouveau Premier ministre, Mandé Sidibé, nommé en février 2000, doit faire face à une insécurité croissante, notamment dans le nord du pays, ainsi qu’à une grave crise énergétique et à une chute importante des cours mondiaux du coton, principale source d’exportation, en 2000.
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